EKOKI — Ça suffit !

(25.11 → 10.12.2026) — Campagne citoyenne et parlementaire · RDC

EKOKI, Ça suffit ! Assez de violence. Assez d’excuses.

En lingala, EKOKI signifie « Ça suffit ! ». Une campagne de sensibilisation et de lutte contre les violences basées sur le genre, portée par le Parlement.

Lancement de la campagne dans
00j 00h 00min 00s

Besoin d’aide ? Appelez le 122 · numéro vert gratuit

  1. 01 · Pourquoi EKOKI
  2. 02 · Le manifeste
  3. 03 · Reconnaître
  4. 04 · Les conséquences
  5. 05 · Je refuse…
  6. 06 · La réponse
  7. 07 · Sur le terrain
  8. 08 · Les porteurs
  9. 09 · À votre tour

01Pourquoi EKOKI ?

Parce qu’il est temps de briser les habitudes qui normalisent la violence.

Les violences faites aux femmes et aux filles persistent, sous des formes tantôt visibles, tantôt silencieuses. Trop souvent, elles sont minimisées, voire justifiées au nom de l’amour, de l’humour, de la foi, de la tradition ou de l’autorité.

EKOKI refuse la violence, et refuse avec la même fermeté les justifications qui la rendent acceptable. Parce qu’aucune femme, aucune fille ne devrait avoir à subir la violence, à la justifier ou à se taire pour préserver une relation, une réputation ou une tradition.

E·ko·ki
Lingala · « Ça suffit ! », « Assez ! »
Naboyi
Lingala · « Je refuse »
Une jeune femme en t-shirt EKOKI tend la main pour dire « Ça suffit ! »
(01) EKOKI · Ça suffit !
Logo EKOKI : trois femmes de profil et une main levée qui dit stop

« Le respect des femmes ne doit jamais être une faveur, mais un droit fondamental. »

Une démarche de proximité

En français, en lingala et dans les autres langues pertinentes, dans les marchés, les quartiers, les écoles et les lieux de culte, pour que la langue ne soit jamais un obstacle à la connaissance de ses droits.

Citoyenne et parlementaire

Une campagne portée conjointement par les Commissions Genre, Famille et Enfant socio-culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, et soutenue par les parlementaires engagées dans cette lutte.

Pour celles qu’on n’entend pas

Les femmes en situation de précarité, les personnes maîtrisant peu le français et les communautés difficiles à atteindre doivent, elles aussi, pouvoir reconnaître les violences et identifier les services compétents.

Photo en noir et blanc : une jeune femme lève la main devant le tableau « EKOKI ! Ça suffit ! »
  1. On l’a appelé amourbolingo.
  2. On l’a appelé humourliseki.
  3. On l’a appelé disciplinediscipline.
  4. On l’a appelé protectionlibateli.
  5. On l’a appelé foikondima.
  6. On l’a appelé traditionbokoko.
  7. Cela s’appelle de la violence.

03Reconnaître

Reconnaître les violences basées sur le genre.

La violence basée sur le genre désigne toute forme de violence dirigée contre une personne en raison de son genre. À Kinshasa, elle touche les femmes et les filles dans la famille, au travail, dans les lieux d’étude, dans les espaces religieux, politiques, publics et en ligne.

Des étudiantes en t-shirts EKOKI lèvent la main en signe de refus dans une salle de classe
(02) Dans une salle de classe, Kinshasa
01

Violences physiques

Coups, blessures, brutalités et privation de liberté. Souvent justifiées au nom de la « discipline » ou de l’autorité, elles ne sont jamais une preuve d’amour.

02

Violences sexuelles

Viol, attouchements, exploitation, mariage forcé et harcèlement sexuel. Dans l’Est du pays, elles sont aussi utilisées comme arme de guerre.

03

Violences psychologiques

Menaces, humiliations, insultes, intimidation, contrôle et isolement. Elles ne laissent pas de traces visibles, mais abîment durablement la confiance.

04

Violences économiques

Privation de ressources, confiscation des revenus et interdiction de travailler. Elles rendent la victime dépendante et l’enferment dans le silence.

05

Violences verbales

Insultes, moqueries et « plaisanteries » qui humilient et rabaissent. Ce n’est pas de l’humour quand une personne en sort blessée.

06

Violences politiques

Intimidations, humiliations et cyberharcèlement visant les femmes engagées en politique. Elles freinent leur participation à la vie publique.

07

Violences numériques

Cyberharcèlement, menaces, usurpation d’identité et diffusion de contenus humiliants. Ce qui se passe en ligne blesse aussi dans la vie réelle.

→

Reconnaître, c’est déjà refuser.

Choisissez la violence que vous refusez, puis ajoutez votre voix au mur des refus.

Ajouter mon refus

!L’Est de la RDC

Le corps des femmes n’est pas un champ de bataille.

Dans l’Est du pays, les violences sexuelles liées aux conflits sont utilisées comme instruments de terreur, d’humiliation et de domination. Elles détruisent des vies et fragilisent durablement les familles et les communautés.

Comprendre les violences en zones de conflit
0

cas de violences basées sur le genre signalés au Nord-Kivu en 2024.

UNFPA RDC
0

victimes de violences sexuelles prises en charge au Nord-Kivu entre janvier et mai 2024.

Nations unies, 2024
0

cas signalés en une seule semaine à Goma en février 2025, dont plus de 150 concernant des enfants.

UNFPA
0

de violences sexuelles dans l’Est de la RDC sur les quatre premiers mois de 2025.

UNFPA RDC

04Les conséquences

La violence ne détruit pas qu’une vie.

Ses conséquences touchent la femme, les enfants, la famille et toute la société. Derrière chaque violence basée sur le genre, il y a une dignité bafouée, un droit violé et parfois un avenir brisé.

01Sur les femmes et les filles

Une vie abîmée.

Blessures, peur, perte de confiance, isolement, difficultés économiques et conséquences sur la santé physique et mentale.

Aucune femme, aucune fille ne devrait avoir à se taire pour préserver une relation, une réputation ou une tradition.

Portrait d’une jeune femme au regard grave, en t-shirt EKOKI
02Sur les enfants

Un cycle qui se répète.

Traumatismes, insécurité, difficultés scolaires et risque de reproduire ou d’accepter la violence plus tard.

Protéger la dignité d’une femme, c’est aussi protéger ses enfants.

Des élèves en uniforme rassemblées dans la cour d’une école à Kinshasa
03Sur les familles

Des foyers fragilisés.

Rupture du dialogue, conflits permanents, instabilité du foyer et affaiblissement des liens familiaux.

Le silence ne protège pas la famille. Il protège les auteurs.

Une mère de famille assise au marché lève la main en signe de refus
04Sur la société

Un pays qui ralentit.

Décrochage scolaire, perte de revenus, exclusion, baisse de la participation des femmes et ralentissement du développement.

Protéger une femme, c’est protéger l’avenir de toute la communauté.

Un groupe de jeunes femmes en t-shirts EKOKI devant l’Université de Kinshasa

« La lutte contre les violences basées sur le genre n’est pas un combat contre les hommes, mais un combat pour les droits, la sécurité et la dignité de chaque femme et de chaque fille. »

EKOKI · Ça suffit !

05Paroles manifestes

Je refuse… EKOKI !

Le message manifeste est la voix centrale d’EKOKI. Chacune et chacun est invité à reconnaître les violences banalisées et à prendre publiquement position contre elles.

06Notre démarche

Un objectif, quatre axes.

Contribuer à faire reculer les violences basées sur le genre en RDC, grâce à une campagne inclusive de sensibilisation, d’écoute et de mobilisation, accessible à toutes les couches de la population.

01

Sensibiliser

Faire connaître les formes de violence, leurs conséquences, les droits et les voies d’assistance. Briser les tabous, déconstruire les stéréotypes, promouvoir l’égalité et la masculinité positive.

02

Écouter

Libérer la parole des victimes et des survivantes, avec respect, prudence et confidentialité. Préserver leur anonymat et faciliter leur orientation vers les structures de prise en charge.

03

Réformer

Documenter les réalités recueillies et évaluer l’application des textes. Renforcer le cadre juridique, améliorer la protection des victimes et lutter contre l’impunité.

04

Agir

Veiller à l’application effective des lois et à une meilleure prise en charge des survivantes. Amener chacun à devenir, à son niveau, un acteur de prévention dans son milieu.

16Jours d’action

Seize jours d’action, un engagement qui dure.

Du 25 novembre au 10 décembre 2026, EKOKI va au-delà des salles de conférence, jusque dans les lieux de vie, d’étude, de travail, de culte et de rassemblement.

L’équipe EKOKI lève la main devant le kakémono de la campagne
(03) L’équipe de campagne
Le programme complet
  1. 01

    Préparation et production

    Coordination, production des contenus audiovisuels, des supports de visibilité et des outils de sensibilisation.

  2. 02

    Contenus et pré-campagne

    Vidéos avec les députés nationaux et les sénateurs, scripts « Je refuse… EKOKI ! », formats courts, spots et photographies de campagne.

  3. 03

    Églises, écoles et universités

    Séances de sensibilisation et échanges en français et en lingala, avec les relais religieux, scolaires et universitaires.

  4. 04

    Lancement officiel par les deux Chambres

    Lancement conjoint par l’Assemblée nationale et le Sénat, présentation du programme national et panels sur la prévention et la responsabilité collective.

  5. 05

    Police nationale congolaise

    Séances lors des parades et rassemblements : formes de violence, accueil respectueux, écoute et voies d’orientation.

  6. 06

    Campagnes dans les quatre districts

    Mobilisation des marchés, des quartiers, des leaders communautaires et des relais locaux, avec des marches et des échanges bilingues.

  7. 07

    Dîner de gala

    Présentation des avancées de la campagne, panels, échanges et formalisation des engagements institutionnels.

07Kinshasa · à vocation nationale

Quatre districts, au plus près des populations.

EKOKI connaît un premier déploiement structuré à Kinshasa. Dans chaque district, la campagne va à la rencontre des habitantes et des habitants, en français et en lingala.

09À votre tour

Dire EKOKI, c’est refuser.

Refuser que la peur, le silence et l’impunité prennent la place de la justice. Choisissez votre refus, ajoutez votre voix et partagez votre carte.

0

refus exprimés sur ce site. Aucune donnée personnelle n’est demandée.

122

Numéro vert gratuit contre les violences basées sur le genre.
Écoute, orientation et prise en charge psychologique, médicale et juridique. En cas de danger immédiat, éloignez-vous et appelez.

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